AFGHANISTAN - "Quand une puissance occupe un territoire, elle acquiert des obligations morales" - M. Walzer

Publié le par Julien Charnay


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Numéro 36 - Février 2010

Guerre d'Afghanistan : "Quand une puissance occupe un territoire, elle acquiert des obligations morales"

Pour le philosophe américain Michael Walzer*, le pari d’Obama en Afghanistan est suspendu au rétablissement de l’ordre politique.


Philosophie Magazine
: En envoyant 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, Barack Obama ne prend-il pas le risque d’une rupture avec l’opinion publique et d’un scénario rappelant le Vietnam ?


Michael Walzer : Il se peut qu’Obama aille à l’encontre de l’opinion publique, mais, en démocratie, les sondages ne vous donnent pas mandat. Aujourd’hui, il est fidèle à sa promesse de campagne – retrait d’Irak et effort accru en Afghanistan. Il aurait été dans une position inconfortable s’il n’avait pas répondu aux attentes de ses généraux. Mais sa décision n’est pas sans risque, car je suis sceptique quant à la possibilité d’un succès d’ici à la fin de 2011 – date à laquelle Obama promet un retrait si les objectifs sont atteints. (...)

* Chercheur à Princeton University, et directeur de la revue "Dissent".


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Un extrait
audio de l'interview est à l'écoute.

Michael Walzer évoque ici l'une des obligations morales qui pèsera sur les épaules des occidentaux au moment du retrait d'Afghanistan : protéger les civils les plus vulnérables (par analogie avec la théorie de la justice de Rawls).

 



Publié dans Presse écrite

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