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    Julien CHARNAY

> Journaliste / Editeur / Traducteur

> Auteur de "Talks In The City" (carnets de route new-yorkais, automne 2008)


> Membre du comité de lecture des éditions "François Bourin" depuis septembre 2008.

> Journaliste à la rédaction de Ripostes (France 5) en 2007-2008.

> Ancien collaborateur des pages "Idées" de Marianne (2003-2007).


> Diplômé de Sciences Po Paris : cycle du diplôme (2004), master de recherche en "Pensée politique" (2006).

> Mémoire de recherche : "La  Marseillaise à l'épreuve du regard démocratique contemporain. Critiques et réécritures de l'hymne national à l'aube du XXIème siècle" (2006).


> Contact :
juliencharnay@yahoo.fr

Jeudi 30 août 2007
                      


 

Numéro 12 - Septembre 2007


A
la veille de la Coupe du monde, qui a lieu du 7 septembre au 20 octobre, Catherine Kintzler, philosophe fan de rugby, a rencontré Christophe Dominici, ailier médiatique du XV de France. Pour le joueur comme pour la supportrice, ce sport est une façon exemplaire de se confronter aux choses et aux autres, de se construire. 


Christophe Dominici : Depuis les années 1990, en France, un regard nouveau se pose sur le rugby. Il n'est plus représenté comme une confrontation de brutes épaisses où le plus agressif et le plus méchant doit nécessairement gagner. La pratique du rugby a évolué. Tout change, la technique et l'esthétique. Avec la professionnalisation et la mondialisation, il est devenu beaucoup plus télévisuel. La Coupe du monde pour laquelle plus de deux millions de billets ont déjà été vendus est la consécration de cette transformation, assez loin de mes débuts à Toulon. J'ai commencé dans un club très atypique qui cultivait des valeurs guerrières. En 1997, j'ai rencontré Max Guazzini, président du Stade français de Paris, club qui avait pour ambition de devenir champion de France. J'ai signé tout de suite. Au début, on jouait devant 2000 personnes. Et puis le club a ouvert grand ses portes à un public nouveau, grâce notamment au calendrier des «Dieux du stade», qui montrait les corps nus des rugbymen. Cela a changé le regard porté sur nous, celui des femmes par exemple. (...)

 



Par Julien Charnay - Publié dans : Presse écrite
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