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Jeudi 29 juin 2006

      

  

 



13 mai 2006



Le silence relatif des penseurs français pendant la crise anti-CPE est édifiant. Peut-être n'interviennent-ils dans la vie publique qu'à hauteur de vue de leur champ d'analyse? Pourtant, ils réfléchissent...


C'était en 1983, deux ans après l'arrivée de la gauche au pouvoir. L'écrivain Max Gallo, alors porte-parole du gouvernement socialiste, se plaignait dans le journal le Monde du «silence des intellectuels». Déjà! Toute comparaison gardée, en mars 2006, durant la révolte anti-CPE, le scénario a semblé se répéter. Les intellectuels étaient aux abonnés absents. En apparence. Car, s'ils furent moins présents qu'en 1995, lors de la précédente révolte sociale, ou même que pendant les émeutes dans les banlieues du mois de novembre dernier, ils furent sollicités par les médias. Mais quelle est la raison profonde de ce relatif silence? Les relations entre la presse et les intellectuels ne sont pas simples. (...)

 

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http://www.marianne2.fr/INTELLECTUELS-Les-lecons-d-un-mouvement-social_a115842.html

Par Philippe Petit, avec Julien Charnay - Publié dans : Presse écrite
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